Pendant longtemps, la sexualité des femmes a été racontée par d’autres : par le regard masculin, par les croyances, par les normes, par la pudeur familiale.
Mais aujourd’hui, les femmes ne veulent plus qu’on parle à leur place : elles prennent la parole, leur corps et leur plaisir à bras-le-corps.
Chez Secrets de Geishaa, on voit ce changement chaque jour : dans les confidences, les messages, les témoignages.
C’est plus qu’un murmure — c’est un souffle qui se déploie.
Le plaisir féminin : d’une attente silencieuse à une revendication assumée
Autrefois, le plaisir féminin était souvent une question de hasard :
“Si ça arrive tant mieux, sinon… tant pis.”
Aujourd’hui, les femmes considèrent le plaisir comme une part essentielle de leur bien-être, aussi importante que leur santé émotionnelle ou leur équilibre personnel.
« J’ai passé des années à me dire que c’était normal de ne pas ressentir autant que je donnais. Aujourd’hui, je veux des relations où je suis présente, vivante, vibrante. Mon plaisir compte. » — Amélie, 32 ans
Et ce n’est pas qu’une question de recevoir :
Une femme qui sait comment prendre son plaisir — qui connaît son corps, ses mouvements, ses besoins — ouvre la porte à une sexualité beaucoup plus épanouie pour les deux.
Son plaisir n’est plus une attente : c’est une force qui guide l’échange.

Une parole qui change selon les milieux — mais un même mouvement de fond
Ce renouveau du désir féminin n’avance pas partout au même rythme : il se colore de classes sociales, de traditions et de cultures.
Dans les classes populaires
Le plaisir n’est pas tabou… mais souvent tu. On le vit, on l’encaisse, on en rit, mais la parole peine à se libérer.
« Je savais que le plaisir existait, mais je pensais que c’était un luxe. Maintenant j’ai envie de découvrir ce que mon corps peut vraiment ressentir. » — Sara, 29 ans
Dans les classes moyennes
On s’informe, on expérimente, on s’écoute : le plaisir devient un apprentissage, presque une quête.
“Je veux comprendre ce qui m’allume vraiment.” — témoignages de femmes chez Secrets de Geishaa
Dans les classes aisées
Le paradoxe : l’accès à l’information ne garantit pas l’accès au plaisir.
« J’ai connu des hommes qui réussissent tout sauf l’écoute. Leur prestige suffisait, comme si le désir féminin allait suivre automatiquement. » — Lina, 41 ans
Entre cultures : pudeur, sensualité & héritages intimes
Les cultures ne distribuent pas le plaisir de la même manière, mais toutes le portent en elles.
- Nord de l’Europe : on parle beaucoup, on ressent plus discrètement
- Méditerranée, Maghreb, Afrique : sensualité quotidienne, orgasme féminin sacré mais discret
- Asie traditionnelle : plaisir comme énergie intérieure, lenteur, souffle
Partout, pourtant, les femmes commencent à dire : “J’existe aussi entre mes cuisses, dans mon ventre, dans mes frissons.”
Et Secrets de Geishaa devient parfois cet espace où la parole intime se délie sans honte.
Et les hommes ? Un rythme qui peine parfois à suivre
Dire que “les hommes ne sont plus à la hauteur” serait réducteur mais beaucoup de femmes ressentent un décalage entre leur éveil et l’écoute masculine.
« Je lui disais comment j’aimais être touchée. Il croyait déjà savoir. J’avais l’impression de parler à mes draps. » — Sophie, 35 ans
Il ne s’agit pas de virilité, mais d’éducation sensitive : apprendre à écouter, ralentir, observer, être présent.
Quand l’argent remplace l’attention, le plaisir disparaît
Certaines femmes témoignent d’hommes habitués à ce que leur statut suffise à susciter le désir.
Ils n’ont jamais vraiment eu besoin d’apprendre à écouter, car on venait à eux.
« Il m’offrait tout sauf son écoute. Il pensait que je devais être comblée parce qu’il avait les moyens. Mais mon corps ne se nourrit pas de billets. » — Nadia, 36 ans
Dans ces dynamiques, la femme devient une vitrine — pas un territoire à explorer.
“Je veux être désirée pour mon corps, pas possédée pour mon silence.”
Quand la position devient un terrain de pouvoir
Dans de nombreux témoignages remontés à Secrets de Geishaa, un schéma revient : la femme sait que son orgasme dépend de sa capacité à guider le rythme — souvent en étant au-dessus — mais l’homme refuse cette position.
Elle ressent, oui.
Mais elle n’atteint pas l’intensité dont son corps a besoin, car elle ne contrôle pas le mouvement.
Et lorsque la femme exprime son envie d’être au-dessus — non pas pour dominer, mais pour s’accorder à elle-même, la réponse peut sous-entendre que laisser la femme guider reviendrait à “perdre” quelque chose.
Ce ne sont pas les mots exacts qui comptent, mais l’idée derrière : si elle est en haut, il n’est plus “en position”.
Là, le plaisir féminin se heurte au symbolique.
“Je ressens, mais je ne m’ouvre pas complètement.” — témoignages croisés

Comment rééquilibrer quand l’homme ne sait pas (ou ne veut pas) donner du plaisir ? — les pistes de Secrets de Geishaa
Quand une femme prend conscience de son corps et de ses besoins, un décalage peut apparaître.
Non pas par manque d’amour, mais par manque d’éducation sensible, d’écoute ou de disponibilité intérieure.
Rééquilibrer ne signifie pas renverser un rapport de force.
Cela signifie réintroduire du vivant, du dialogue et du ressenti là où la mécanique a parfois pris trop de place.
1. Parler depuis le corps, pas depuis la frustration
Dire ce qui ne va pas est souvent perçu comme une attaque.
Dire ce que l’on ressent, en revanche, ouvre un espace.
« Quand tu ralentis, mon corps se détend. »
« Quand tu fais ça, je me sens plus présente. »
Le langage du ressenti désamorce la défense et invite l’autre à écouter, plutôt qu’à se justifier.
2. Quitter la performance pour revenir au rythme
Beaucoup d’hommes ont appris à “bien faire”, rarement à ressentir.
Le plaisir féminin, lui, naît souvent de la lenteur, de la répétition, de l’accordage.
Inviter l’autre à suivre une respiration, un mouvement, un tempo, c’est lui offrir une autre porte d’entrée dans l’intimité.
« Suis mon souffle. »
« Reste là, sans chercher à aller plus loin. »
Moins d’objectif, plus de présence.
3. Redonner à la femme une place active dans son plaisir
Une femme qui sait ce qui lui fait du bien n’a pas à attendre que l’autre “devine”.
Guider un geste, ajuster un rythme, choisir une position ne sont pas des caprices, mais des actes de connaissance de soi.
Prendre sa place dans l’échange, c’est aussi permettre à l’autre de sortir de la pression de devoir “réussir”.
4. Créer des moments sans enjeu sexuel
Tout ne doit pas mener à un orgasme.
Au contraire, ce sont souvent les moments sans finalité qui réouvrent la circulation du désir.
Massages, caresses lentes, rituels sensoriels, temps de peau à peau : le corps apprend à se sentir en sécurité avant de s’ouvrir pleinement.
Chez Secrets de Geishaa, nous observons souvent que le plaisir renaît quand il n’est plus attendu.
5. Utiliser les rituels sensoriels comme langage commun
Huiles, textures, pressions, chaleur, respiration…
Le rituel permet de communiquer sans mots, de sortir du mental et de revenir à l’expérience.
Le plaisir devient alors un espace partagé, et non une performance à produire.
6. Rappeler que le plaisir féminin enrichit aussi le sien
Le plaisir féminin n’est pas une exigence supplémentaire.
Il est une source d’intensité pour les deux.
Quand une femme est écoutée, elle s’ouvre différemment.
Et cette ouverture transforme profondément la qualité de l’échange intime.
7. Et si, malgré tout, rien ne change ?
Alors une autre question émerge, plus intime, plus essentielle : jusqu’où suis-je prête à me taire, à guider, à attendre ?
Se préserver n’est pas renoncer à l’amour. C’est parfois la condition pour ne pas se perdre soi-même.
Vers une intimité partagée : moins de conquête, plus de connexion
La nouvelle sexualité féminine ne dit pas : “Je veux prendre ta place.”
Elle dit : “Je veux exister avec toi — pas sous toi, pas contre toi, mais avec toi.”
Et Secrets de Geishaa le voit chaque jour : quand la femme se connaît et que l’homme écoute, les deux gagnent en intensité.
Conclusion : le plaisir féminin n’est plus un murmure — il devient une référence
La révolution intime ne demande pas aux hommes d’être parfaits : elle leur demande d’être présents.
- moins d’ego
- plus d’écoute
- moins d’angles imposés
- plus de rythmes ressentis
Le plaisir féminin n’est pas un supplément. Il est une voix. Et cette voix, aujourd’hui, se fait entendre — dans les corps, dans les lits, et chez Secrets de Geishaa.
PS : si d’autres raisons t’empêchent de trouver du plaisir, tu trouveras peut-être quelques réponses dans cet article sur les troubles sexuels féminins.


